Projet Scientifique d'Application 1997-98
De la stéréoscopie au relief du tableau
Enregistrement et reconstruction en synthèse d'images
Responsables :
Patrick Callet laboratoire PL
Marie-Françoise Clergeau Collège de France
Les actrices :
Claire Ambrosi et
Anne-Sophie Leroux
Le laboratoire d'imagerie numérique du Collège de
France dispose d'une caméra numérique haute définition
Eikonix (4000 x 4000), montée sur colonne verticale, est
destinée à la numérisation de documents rares
et précieux. Cette disposition, très stable, est
employée pour la numérisation de documents photographiques
anciens et menacés de graves altérations (les plaques
de chronophotographie scientifique de Marey, par exemple). Cependant,
l'application expérimentale du système de numérisation
à des documents " presque plans ", n'a pas encore
été faite. Le projet se décompose en plusieurs
phases pour numériser des tableaux de petite dimension
(30cm x 40cm environ) dont on veut extraire le relief par une
méthode de triangulation.
Ainsi :
- Participation aux manipulations sous la direction des
techniciens responsables du matériel afin de voir, comprendre,
faire et concevoir les méthodes et procédés
à mettre en place.
- Enregistrement de l'éclairement produit par
la source de lumière dans le plan du tableau. Ceci constitue
un étalonnage à l'aide d'une surface blanche diffusante
" idéale ". Le réglage de la durée
d'exposition, de la puissance et de l'étalement de la lumière
émise par la source doit être soigneusement contrôlé
pour ne pas endommager les oeuvres.
- Saisie numérique pour deux positions coplanaires
différentes du tableau. La méthode présente
bien des analogies avec l'observation de portions du sol terrestre
éclairées par le soleil par les satellites artificiels.
La précision requise dans le positionnement de l'oeuvre
nécessitera la mise en place d'un plateau support à
réglage micrométrique en translation. Cet équipement
n'est pas disponible au Collège et devra donc être
emprunté, acheté ou fabriqué pour ces manipulations.
- Mise en image par la synthèse 3D et calcul des
réflexions incorporant l'influence du relief. Cette dernière
partie du travail permet, outre la visualisation tridimensionnelle
des effets de touche, d'empâtement qu'a créé
l'artiste, l'élimination des reflets spéculaires
à la surface du vernis. Actuellement, cette élimination
est faite à la main par la retouche des images à
l'aide de logiciels tels que PhotoShop.
La compréhension des interactions rayonnement-matière
en cause dans ce qui fait la " couleur propre " de l'oeuvre
fait appel à de nombreuses disciplines relevant tant de
la physique quantique, de la chimie et de la cristallographie
ou de l'électromagnétisme.